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   Documentation
Conduire tue ! (tract)

Tract distribué lors de la Vélorution Lyonnaise de juin 2007


Conduire tue

La pollution tue plus que les accidents

Le nombre de décès dus à la pollution automobile a dépassé depuis longtemps le nombre de décès causés par les accidents de la route. Ces derniers ont en effet été recensés à 4 703 pour 2006. Or un rapport rendu public par l’AFSSE (aujourd’hui AFSSET) évaluait déjà entre 6 450 et 9 500 le nombre de décès attribuables à la pollution atmosphérique urbaine en 2002, et la pollution atmosphérique urbaine, presque exclusivement imputable à l’automobile, n’a cessé d’augmenter depuis(1).

La canicule de 2003 est par ailleurs responsable d’un nombre de morts estimé à environ 15 000 en France. Or le réchauffement climatique est pour une large part imputable aux déplacements automobiles. Aucun phénomène atmosphérique aussi meurtrier que la canicule de 2003 ne s’est encore reproduit mais le pire est à venir.

La pollution imputable aux espaces verts ?

Pendant longtemps la presse, qui trouve une part importante de ses ressources dans la publicité automobile, a accusé la végétation d’être responsable des allergies respiratoires saisonnières. Ce discours partisan pouvait donner l’impression que lorsque les derniers espaces verts seraient transformés en parkings, les allergies respiratoires disparaîtraient enfin. Mais le rôle de la pollution automobile dans la progression des allergies respiratoires est aujourd’hui tellement bien documenté que même les médias en font état.

On savait déjà en 1994 que 5 700 hospitalisations annuelles pour affection respiratoire en France étaient dues à la pollution automobile(2). Une enquête menée en 1997 par la DDASS du Rhône concluait à une augmentation de 10 % des consultations en pédiatrie pour affection respiratoire dans la semaine suivant un pic de pollution(3).

On sait aujourd’hui que vivre à proximité d’un grand axe routier augmente de 30 % la probabilité d’apparition d’asthme chez les jeunes enfants, et de 20 % pour d’autres allergies(4).

La pollution imputable au beau temps ?

Chaque été les médias accusent la météo d’être responsable de la pollution à l’ozone alors que les responsables en sont les automobilistes. L’ozone à basse altitude provoque de graves problèmes pulmonaires et endommage les écosystèmes, les récoltes agricoles et les matériaux. Le seuil de protection de la santé fi xé par l’OMS est de 110 ?g/m3. Mais une concentration de seulement 103 ?g/m3 entraîne déjà une augmentation de 6 % des décès, une augmentation de 20 % des hospitalisations de personnes âgées et de 25 % des consultations à domicile pour maladies respiratoires chez l’enfant(5).

Le seuil d’information du public est fixé bien au-dessus, à 180 ?g/m3. Selon le rapport annuel de l’Agence européenne de l’environnement consacré à l’été 2005, ce seuil d’information a été dépassé dans 42 % des mesures contre 68 % pour l’été 2003 et 35 % pour l’été 2004. Des concentrations en ozone supérieures au seuil alerte de 240 ?g/m³ ont été enregistrées à 127 occasions. La concentration la plus élevée sur une heure a atteint 361 ?g/m3 et a été mesurée au Portugal(6).

Vendre plus de voitures pour polluer moins ?

Le constructeur automobile Renault s’engage (pour lutter, affirme-t-il, contre la pollution atmosphérique) à vendre en 2009 un million d’automobiles dont les émissions de CO2 seront inférieures à 140 g/km contre 785 000 en 2006. Le constructeur ne s’engage donc pas à vendre moins de voitures ni à réorienter son activité vers le transport public ou le cycle, mais à vendre toujours plus de voitures « moins sales » qui se traduisent commercialement sous le vocable « voitures propres ». La manière la plus efficace de lutter contre la pollution atmosphérique est en effet selon lui d’affirmer que les voitures sont « propres » et d’en profiter pour en vendre encore davantage.

Allumez vos moteurs pour retrouver de l ?air pur ! Tous les week-ends des millions de français allument leur moteur et parcourent des centaines de kilomètres, semant la mort et la pollution sur leur passage, dans le seul but d’accéder à l’air pur et au silence. La principale fonction de l’automobile est devenue d’échapper aux nuisances qu’elle engendre elle-même.

Ne serait-il pas plus simple d’y renoncer ?

1• Impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine, rapport 1, page 16, Afsse, mai 2004. Téléchargeable sur http://www.afsse.fr/

2• La pollution atmosphérique d’origine automobile et la santé publique, Société Française de santé publique, mai 1996, page 151 (l’étude citée date de 1994).

3• L’auto ou la ville n°5, page 6, téléchargeable sur http://sansvoiture.free.fr/ (page archives).

4• Jean Etienne, La pollution automobile fragilise la santé de nos enfants, Futura-Science, 4 mai 2007, http://www.futura-sciences.com/.

5• L’auto ou la ville n°5, page 6, téléchargeable sur http://sansvoiture.free.fr/ (page archives).

6• La pollution à l’ozone est toujours aussi préoccupante chaque été dans le sud de l’Europe, Actu environnement, 27 juin 2006, http://www.actu-environnement.com



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