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   Velo’v, Velib’ : des Vepub’
Vélo’v est-il le meilleur moyen de développer le vélo ?

Texte écrit par Denis Cheynet Publié dans la revue "Opinion sur rue" puis sur rebellyon.info.

Le but initial de Vélo’v était de développer l’usage de la bicyclette. Malheureusement, la contrepartie de ce service a entraîné une situation dont le bilan positif n’est pas garanti. Les panneaux publicitaires poussent comme des champignons et enlaidissent la ville en vantant les mérites des nouveaux modèles automobiles et de la consommation à outrance. Pourtant, cette situation paradoxale n’est pas une fatalité. Pour développer l’usage de la bicyclette, voici quelques suggestions toutes simples qui engageraient fortement le Grand Lyon au niveau politique.

Pour commencer, il paraît indispensable de limiter la vitesse des automobiles à 30 km/h sur l’ensemble du territoire du Grand Lyon. Les risques d’accidents en seraient fortement réduits. L’impression d’insécurité est aujourd’hui un frein pour de nombreux cyclistes à s’engager sur les chaussées de l’agglomération. Cette limitation de vitesse serait un signe fort d’encouragement à prendre son vélo et à abandonner l’automobile.

Vélo’v pourrait également devenir un véritable service public. Le Grand Lyon pourrait s’engager financièrement pour couvrir l’ensemble de l’agglomération et fournir un service de qualité sans avoir à accepter une augmentation des surfaces destinées à la publicité. Ce serait le service de vélos en libre-service des Lyonnais et non les Vélo’v JCDecaux. Il serait alors plus facile de sensibiliser les citoyens au respect de leur moyen de locomotion.

Ensuite, il serait souhaitable de développer tous les aménagements facilitant la vie des cyclistes : parkings à vélo, espaces couverts et surveillés à proximité des gares... Les points noirs tels le pont Poincaré ou celui de La Mulatière doivent être aménagés pour sécuriser le passage des cyclistes. La liste des choses à faire est immense. Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais la volonté et le courage politique à les mettre en œuvre.

Enfin, le développement des parkings automobiles et le développement du vélo semblent inconciliables. Pour promouvoir l’usage de la bicyclette, il faut bouter les autos hors de l’agglomération en arrêtant tout nouveau projet de parking, en réduisant l’espace dédié aux automobiles et en développant les moyens de transport collectifs. L’automobile est un moyen de transport inefficace, polluant, coûteux en espace et inadapté à la ville.

Le principe des vélos en libre-service est une bonne idée. Dommage que Lyon et Villeurbanne l’aient confié à un publicitaire et se soient limités à une opération de « communication ». L’agglomération lyonnaise mérite mieux que cela.

Denis Cheynet

Publié dans la revue "Opinion sur rue" puis sur rebellyon.info. Repris avec l’autorisation de l’auteur.



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